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	<title>Trans-Europe-ExtrêmesTrans-Europe-Extrêmes | Trans-Europe-Extrêmes</title>
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		<title>Quand les hooligans serbes prennent la bombe</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 08:10:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eléonore Sok Halkovich</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur le terrain]]></category>
		<category><![CDATA[Belgrade]]></category>
		<category><![CDATA[foot]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans la capitale serbe, les murs sont parsemés de tags et pochoirs à visée politique. Les supporters ultras utilisent la bombe de peinture comme moyen de communication pour véhiculer l&#8217;idéologie nationaliste et faire passer des messages à leurs ennemis. Éléonore Sok-Halkovich et Alexis Annaix décryptent ces graffitis.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Dans la capitale serbe, les murs sont parsemés de tags et pochoirs à visée politique. Les supporters ultras utilisent la bombe de peinture comme moyen de communication pour véhiculer l&#8217;idéologie nationaliste et faire passer des messages à leurs ennemis. Éléonore Sok-Halkovich et Alexis Annaix décryptent ces graffitis.<span id="more-2659"></span></strong></p>
<p><object width="100%" height="400"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="movie" value="http://www.vuvox.com/collage_express/collage.swf?collageID=040711f9db" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="400" src="http://www.vuvox.com/collage_express/collage.swf?collageID=040711f9db" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Une écureuil face au Castor</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 10:40:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Le Nestour</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur le terrain]]></category>
		<category><![CDATA[allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[antinucléaire]]></category>
		<category><![CDATA[extreme gauche]]></category>

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		<description><![CDATA[Championne de France d’escalade et militante active,  Cécile Lecomte se suspend au dessus des rails pour arrêter les convois de déchets nucléaires. Elle vit dans une roulotte, en Allemagne. « Je m’appelle Andy, ou anti comme vous voulez ». Torse nu, il rince une casserole à l’entrée de la parcelle que les habitants de Lunebourg, en Allemagne, surnomment « la place aux roulottes ». « Cécile habite là-bas », lance-t-il en indiquant le fond du terrain. Marteau à la main, elle bricole à la porte. « Le nucléaire, pas dans mon jardin, ni sur ma planète », lit-on sur son T-Shirt jaune défraichi. À 30 ans, la Française a dû renoncer à son poste de professeure de français dans un collège privé de la ville. «Je militais beaucoup, ça dérangeait» explique t-elle. Ce n’est pas un hasard si la championne d’escalade s’est installée en 2005 dans cette ville tranquille près de Hambourg. Lunebourg est la dernière ville traversée par le train Castor, l’acronyme pour Cask for Storage and Transport of Radioactive Material. Chaque automne, les anti-nucléaires s’opposent au renvoi annuel par la France de déchets radioactifs à Gorleben en Allemagne, après traitement à l’usine de La Hague. À l’approche du convoi, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><strong>Championne de France d’escalade et militante active,  Cécile Lecomte se suspend au dessus des rails pour arrêter les convois de déchets nucléaires. Elle vit dans une roulotte, en Allemagne.<span id="more-2589"></span></strong></span></p>
<div id="attachment_2631" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_0990.jpg"><img class="size-large wp-image-2631 " title="IMG_0990" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_0990-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Cécile Lecomte sur le toit de sa roulotte. (photo Claire Le Nestour)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">«<em> Je m’appelle Andy, ou anti comme vous voulez</em> ». Torse nu, il rince une casserole à l’entrée de la parcelle que les habitants de Lunebourg, en Allemagne, surnomment « <em>la place aux roulottes</em> ». « <em>Cécile habite là-bas</em> », lance-t-il en indiquant le fond du terrain. Marteau à la main, elle bricole à la porte. «<em> Le nucléaire, pas dans mon jardin, ni sur ma planète</em> », lit-on </span>sur son T-Shirt jaune défraichi.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">À 30 ans, la Française a dû renoncer à son poste de professeure de français dans un collège privé de la ville. </span><span style="font-size: small;"><em>«Je militais beaucoup, ça dérangeait»</em></span><span style="font-size: small;"> explique t-elle. Ce n’est pas un hasard si la championne d’escalade s’est installée en 2005 dans cette ville tranquille près de Hambourg. Lunebourg est la dernière ville traversée par le train Castor, l’acronyme pour </span><span style="font-size: small;"><em>Cask for Storage and Transport of Radioactive Material</em></span><span style="font-size: small;">. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">Chaque automne, les anti-nucléaires s’opposent au renvoi annuel par la France de déchets radioactifs à Gorleben en Allemagne, après traitement à l’usine de La Hague. À l’approche du convoi, la ville est en effervescence. Près de 15 000 policiers sont mobilisés pour sécuriser le passage du train.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"> </span></p>
<div id="attachment_2632" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_0598.jpg"><img class="size-large wp-image-2632  " title="IMG_0598" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_0598-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Cécile Lecomte se suspend dans sa roulotte. D&#39;habitude, elle le fait au-dessus des rails. (photo C.L-N)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">En novembre dernier, la Française a frappé fort. Sa spécialité : se suspendre la tête en bas, au dessus des rails pour empêcher le passage des wagons radioactifs. Cette fois, elle est descendue en rappel d’un viaduc de 75 mètres de haut, près de Cassel. </span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« J&#8217;ai commencé à compter les véhicules de flics, je me suis arrêté à cent. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">Les policiers commencent à connaître la militante et sa coupe à la garçonne. En 2006, elle avait déjà attiré leur attention. <em>« Je grimpais beaucoup en manif, alors ils ont cru que je préparais quelque chose pour le passage du train »</em> confie t-elle. Résultat : elle a été observée jour et nuit pendant une semaine avant d’être interpellée au cours d’une promenade à vélo. L’arrestation s’est soldée par une mauvaise chute et une perte de conscience.</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Quand je suis revenue à moi, j&#8217;étais menottée au bord de la route. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"></blockquote>
<p style="text-align: justify;">La militante assure prendre toutes les précautions nécessaires lors de ses actions, mais n’exclut pas qu’un jour, cela tourne mal. Elle jette un œil à la fenêtre de sa roulotte. Une lanterne y reçoit les premiers rayons de soleil de l’après-midi. Sur l’abat jour, une inscription : «<em> En mémoire de Sébastien</em> ». <span style="font-size: small;"><em>« Pour une action qui réussit, il y en a beaucoup qui ratent »,</em> soupire t-elle. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">Le 7 novembre 2004, le  train est arrivé trop tôt et trop vite près de Nancy pour que les antinucléaires qui préparaient un blocage au sol aient le temps de s’enfuir. Happé par la locomotive, Sébastien Briat, 22 ans, est mort d’une hémorragie. Cette nuit-là, la jeune femme était aussi sur les rails, à quelques kilomètres du groupe de Sébastien. <em>«Il y a eu des imprudences des deux côtés »</em>, analyse t-elle aujourd’hui, alors que la justice a prononcé un non-lieu.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"> </span></p>
<div id="attachment_2635" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_0606.jpg"><img class="size-large wp-image-2635  " title="IMG_0606" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_0606-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Une lanterne à la mémoire de Sébastien Briat, dans la roulotte de Cécile Lecomte. (photo C.L-N)</p></div>
<p style="text-align: justify;">S’il est une décision de justice que Cécile Lecomte attend avec impatience, c’est celle de la commission sur les conditions de détention.  La Française a déposé un recours à la suite de son incarcération en 2008. Elle a été placée en garde à vue préventive pendant quatre jours, le temps que le train de déchets radioactifs traverse le pays. Un traumatisme.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #000000;">« Le directeur de la police en personne est venu m&#8217;arrêter. »</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Depuis, elle quitte la région en novembre pour agir là où on ne l’attend pas. <span style="font-size: small;">Autour d’elle, c’est le vide juridique. <em>« La loi allemande restreint l’espace ferroviaire à 4,8o mètres au dessus des rails. Je suis à plus de huit mètres donc je ne fais rien d’illégal », </em>fanfaronne t-elle. Habituée des tribunaux, elle paie ses amendes grâce à la fondation qui la soutient. Taquine jusqu’au bout, elle règle centime par centime.</span></p>
<p style="text-align: justify;">« Je pense que le reçu coûte plus cher que le centime qui a été payé. »</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Les procès, c’est avec des amis, des confettis et des brigades de clowns qu’elle s’y rend. Sur le banc des accusés, elle emporte ses écureuils en peluche. Offerts par des admirateurs, elle les a rangés au premier étage de la roulotte. Pas d’échelle ni d’escalier. Seul un trapèze permet d’y grimper.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
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		<title>Rencontre avec les « Spartiates » serbes de Nasi 1389</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jun 2011 14:19:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Annaix</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur le terrain]]></category>
		<category><![CDATA[extreme droite]]></category>
		<category><![CDATA[ratko mladic]]></category>
		<category><![CDATA[serbie]]></category>

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		<description><![CDATA[Les groupuscules nationalistes serbes sont à un tournant. Il doivent se muer en partis politiques officiels pour échapper à la menace d’une interdiction par le pouvoir. Nous sommes partis à la rencontre de Nasi 1389, un groupe basé à Belgrade. Au programme : idéologie guerrière, rejet de l&#8217;Union européenne, et critique des médias. Une photo de Ratko Mladic, le criminel de guerre serbe arrêté le 26 mai, collée au mur avec un autocollant anti Union Européenne : la philosophie du jeune groupuscule ultranationaliste serbe « Nasi 1389 » se résume en un regard.  Créé en 2004, le groupe a pour porte-parole Misa Vacic, un étudiant en droit de 26 ans. Rendez-vous est pris avec cette figure montante de l’extrême droite serbe dans le quartier général du groupuscule à Zemun, un coin tranquille de Belgrade. A l’heure prévue, personne dans les locaux de 1389 en piteux état. Misa Vacic arrive finalement avec une heure de retard. À l’entrée des bureaux du groupe, pour seul comité d’accueil, une grille et une caméra. «  Pour la sécurité de nos bureaux », explique le jeune porte-parole du groupe. « Nous avons trop d’ennemis. » Son anglais est hésitant. Le ton est placide, le rythme lent. Derrière le calme apparent du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Les groupuscules nationalistes serbes sont à un tournant. Il doivent se muer en partis politiques officiels pour échapper à la menace d’une interdiction par le pouvoir. Nous sommes partis à la rencontre de Nasi 1389, un groupe basé à Belgrade. <span id="more-2579"></span>Au programme : idéologie guerrière, rejet de l&#8217;Union européenne, et critique des médias. </strong></p>
<div id="attachment_2580" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/2-Une-photo-de-Ratko-Mladic-dans-les-locaux-du-groupe2.jpg"><img class="size-large wp-image-2580  " title="2-Une photo de Ratko-Mladic dans les locaux du groupe2" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/2-Une-photo-de-Ratko-Mladic-dans-les-locaux-du-groupe2-1024x768.jpg" alt="" width="553" height="415" /></a><p class="wp-caption-text">Portrait de Ratko Mladic, arrêté en Serbie en mai 2011. (photo Alexis Annaix)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Une photo de Ratko Mladic, le criminel de guerre serbe arrêté le 26 mai, collée au mur avec un autocollant anti Union Européenne : la philosophie du jeune groupuscule ultranationaliste serbe « Nasi 1389 » se résume en un regard.  Créé en 2004, le groupe a pour porte-parole Misa Vacic, un étudiant en droit de 26 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Rendez-vous est pris avec cette figure montante de l’extrême droite serbe dans le quartier général du groupuscule à Zemun, un coin tranquille de Belgrade. A l’heure prévue, personne dans les locaux de 1389 en piteux état. Misa Vacic arrive finalement avec une heure de retard. À l’entrée des bureaux du groupe, pour seul comité d’accueil, une grille et une caméra.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>«  Pour la sécurité de nos bureaux »,</em> explique le jeune porte-parole du groupe. <em>« Nous avons trop d’ennemis. »</em> Son anglais est hésitant. Le ton est placide, le rythme lent. Derrière le calme apparent du bonhomme, des condamnations pour port d’arme illégal et pour violences sur des policiers, notamment lors de la gay pride de Belgrade en 2009.</p>
<div id="attachment_2581" class="wp-caption alignleft" style="width: 216px"><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/1-Misa-Vacic-joue-les-gros-bras.jpg"><img class="size-large wp-image-2581    " title="1-Misa Vacic joue les gros bras" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/1-Misa-Vacic-joue-les-gros-bras-682x1024.jpg" alt="" width="206" height="310" /></a><p class="wp-caption-text">Misa Vacic. (photo A.A.)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le groupe se déclare non-violent, mais Vacic n’hésite pas à montrer <em>« l’engagement »</em> total des militants, dont il n&#8217;a pas souhaité nous donner le nombre. <em>« Les membres de notre groupe sont des activistes politiques endurcis. Comme des Spartiates, lorsqu’une guerre éclate, ils sont tous soldats. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le jeune porte-parole prend naturellement la pose de mauvais garçon quand on le prend en photo : (gros) bras croisés, regard fixe.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Du groupuscule au parti politique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nasi 1389 tente pourtant de s’offrir un visage plus fréquentable et s&#8217;apprête à muer. Il y a deux ans, le ministère de la justice serbe a demandé à la Cour constitutionnelle d&#8217;interdire les groupuscules d’extrême droite. En cause : le chaos provoqué par des hooligans serbes à Gênes.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">La Cour devrait rendre sa décision fin juillet. 1389 doit donc rapidement devenir un parti politique officiel s&#8217;il veut continuer d&#8217;exister. Pour cela, 10 000 signatures de citoyens lui sont nécessaires. <em>« Nous en avons recueilli 7000 en deux mois »</em>, se vante Vacic.</p>
<blockquote><p><em>« Le président Tadic n&#8217;est qu&#8217;une marionnette de l&#8217;Ouest. »</em></p></blockquote>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Aux dires du porte-parole, le groupe ne manque pas d’ennemis. Ceux de la Serbie : <em>« Le nouvel ordre mondial, les Etats impérialistes qui souhaitent détruire les pays et leurs libertés. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Boris_Tadi%C4%87" target="_blank">Le président Tadic</a> n’est qu’une marionnette de l’Ouest. » </em>La France et les Etats-Unis sont les cibles privilégiées de ce discours anti-occidental.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Anti Europe et anti médias</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le rejet de l’Union européenne est l&#8217;une de leurs marottes. L’Europe est accusée d’occuper le pays. Mais leur vrai fond de commerce, c&#8217;est le refus de l’indépendance du Kosovo et de l’autonomie de la province Voïvodine . Le groupuscule rêve d’une grande Serbie, forte et unifiée.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand on évoque le cas de Voïvodine, le territoire multi-ethnique du nord du pays devenu autonome en 2009, Misa Vacic marque un temps, pose les coudes sur la table. La question est cruciale. «<em> Nous sommes trois dans la pièce. Un Serbe et deux Français. Cette salle est-elle française pour autant ? »</em></p>
<p style="text-align: center;"><em> </em></p>
<div id="attachment_2583" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><em><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/3-Des-affiches-de-Nasi-1389-dans-le-quartier-de-Zemun-Ö-Belgrade.jpg"><img class="size-large wp-image-2583  " title="3-Des affiches de Nasi 1389 dans le quartier de Zemun Ö Belgrade" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/3-Des-affiches-de-Nasi-1389-dans-le-quartier-de-Zemun-Ö-Belgrade-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></a></em><p class="wp-caption-text">Des affiches de Nasi 1389 dans le quartier de Zemun, à Belgrade. (photo A.A.)</p></div>
<p><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">Les médias sont une autre cible privilégiée.<strong> </strong>En particulier B92, la principale chaîne d’information du pays qui fouille régulièrement dans les affaires des hooligans et des groupuscules d’extrême droite. Il y a quelques semaines, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=W6EMXjdbHaY">le groupe a manifesté devant leurs locaux</a>.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous apprécions les médias, mais pas les médias qui se posent en soldats du nouvel ordre. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Dans le bureau de Misa Vacic, un tableau avec un plan un peu curieux. Le nom de B92 affublé d’une croix gammée et encerclé par différentes flèches portant des noms d’armes (M53 – M70)<em>. « Juste une plaisanterie »,</em> nous assure Vacic. <em>« C’est une guerre médiatique.  Nous apprécions les médias, mais pas les médias qui se posent en soldats du nouvel ordre. Nous considérons cette chaîne comme une télévision idéologique. »</em> <strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">B92 a été la première à révéler l’arrestation de Ratko Mladic. L’ancien commandant en chef de l’armée serbe, accusé de génocide par le Tribunal international de La Haye, est un héros pour les nationalistes serbes. <a href="http://www.euronews.net/2011/05/27/serb-nationalists-protest-in-support-of-mladic/">Quelques centaines d’entre eux ont manifesté contre l’arrestation de Mladic</a> dans plusieurs villes du pays. Des membres de Nasi 1389 ont pris part à ces rassemblements.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec Eleonore Sok-Halkovich</strong></p>
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		<title>Stades : décryptage des symboles d&#8217;extrême droite</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jun 2011 12:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Piotr Czarzasty</dc:creator>
				<category><![CDATA[Boîte à idées]]></category>
		<category><![CDATA[extreme droite]]></category>
		<category><![CDATA[football]]></category>
		<category><![CDATA[symboles]]></category>

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		<description><![CDATA[Croix gammée, croix celtique, bulldog&#8230; Les stades de football abondent de symboles liés à l&#8217;extrême droite. Stéphane François, docteur en science politique, spécialiste de la droite radicale et des subcultures, en décrypte les principaux. Cliquez sur les bulles pour écouter les explications de Stéphane François]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Croix gammée, croix celtique, bulldog&#8230; Les stades de football abondent de symboles liés à l&#8217;extrême droite. Stéphane François, docteur en science politique, spécialiste de la droite radicale et des subcultures, en décrypte les principaux.<span id="more-2528"></span></p>
<p><em>Cliquez sur les bulles pour écouter les explications de Stéphane François</em></p>
<p><em><object width="100%" height="400"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="movie" value="http://www.vuvox.com/collage_express/collage.swf?collageID=04162e9746" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="400" src="http://www.vuvox.com/collage_express/collage.swf?collageID=04162e9746" allowfullscreen="true"></embed></object></em></p>
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		<title>Couvrir le Front national: des journalistes témoignent</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2011 14:11:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hugo Clément</dc:creator>
				<category><![CDATA[Boîte à idées]]></category>
		<category><![CDATA[extreme droite]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[journalistes]]></category>
		<category><![CDATA[marine le pen]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis que Marine Le Pen est à la tête du FN, le parti s&#8217;est ouvert aux journalistes. Pour autant, la couverture du Front reste un exercice périlleux. Cinq confrères nous racontent leur expérience. Le changement est radical. Tous les journalistes qui couvrent le Front national s’accordent pour le dire. Depuis que Marine Le Pen a pris de l’importance dans le parti, pour en devenir la présidente en janvier dernier, les conditions de travail des cartes de presse se sont considérablement améliorées. « Elle nous a ouvert le parti, avant même d’être élue présidente, assure Olivier Beaumont, journaliste politique au Parisien. Avant, les congrès étaient plus ou moins fermés, ce n’est plus le cas aujourd’hui. On l’a bien vu à Tours [c’est à ce congrès que la fille Le Pen a succédé à son père, ndlr], où nous pouvions accéder quasiment partout. » « Depuis la montée en puissance de Marine Le Pen, le FN joue la transparence. » Ce congrès a été si ouvert que les journalistes ont pu assister à une scène inimaginable au FN il y a quelques années encore : le coup de gueule en public d’un élu du Bureau politique, mécontent de sa non-reconduction. Gérard Bon, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Depuis que Marine Le Pen est à la tête du FN, le parti s&#8217;est ouvert aux journalistes. Pour autant, la couverture du Front reste un exercice périlleux. Cinq confrères nous racontent leur expérience.<span id="more-2553"></span></strong></p>
<div id="attachment_2560" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_4491.jpg"><img class="size-large wp-image-2560  " title="IMG_4491" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_4491-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Défilé du FN le 1er mai 2011, à Paris. (photo Quentin Laurent)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le changement est radical. Tous les journalistes qui couvrent le Front national s’accordent pour le dire. Depuis que Marine Le Pen a pris de l’importance dans le parti, pour en devenir la présidente en janvier dernier, les conditions de travail des cartes de presse se sont considérablement améliorées.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Elle nous a ouvert le parti, avant même d’être élue présidente,</em> assure Olivier Beaumont, journaliste politique au Parisien. <em>Avant, les congrès étaient plus ou moins fermés, ce n’est plus le cas aujourd’hui. On l’a bien vu à Tours</em> [c’est à ce congrès que la fille Le Pen a succédé à son père, ndlr]<em>, où nous pouvions accéder quasiment partout. »</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Depuis la montée en puissance de Marine Le Pen, le FN joue la transparence. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ce congrès a été si ouvert que les journalistes ont pu assister à une scène inimaginable au FN il y a quelques années encore : <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/01/16/fn-une-entree-surprise-au-bureau-politique-et-des-incidents/" target="_blank">le coup de gueule en public</a> d’un élu du Bureau politique, mécontent de sa non-reconduction.</p>
<p style="text-align: justify;">Gérard Bon, reporter à Reuters, suit le Front national et la droite depuis de longues années. Il confirme : <em>« Depuis la montée en puissance de Marine Le Pen, le FN joue la transparence. Même sur les comptes du parti et les licenciements internes, les infos sont données. On peut se rendre au siège du Front sans rendez-vous préalable, se promener dans les couloirs, discuter avec les cadres… Ce n’est pas le cas au NPA d’Olivier Besancenot par exemple »</em>.</p>
<div id="attachment_2561" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_2212.jpg"><img class="size-large wp-image-2561  " title="IMG_2212" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_2212-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Des journalistes au siège du FN à Hénin-Beaumont, autour de Steeve Briois. (photo Quentin Laurent)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Même constat à Libération.  <em>« Les cadres du Front national savent qu’ils n’ont rien à attendre de Libé, donc ils me laissent bosser tranquillement</em>, explique Christophe Forcari, qui suit le FN depuis une dizaine d’années. <em>Parfois, j’ai même du mal à comprendre pourquoi des membres du Front me donnent autant d’infos. Ils savent très bien ce que je vais en faire, mais ils continuent de m’appeler. »</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Marine Le Pen dit les choses clairement et n&#8217;a jamais donné une fausse info. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Cette ouverture du FN à la presse est due en grande partie, selon les journalistes que nous avons rencontré, à la personnalité de Marine Le Pen.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« C’est une bête médiatique</em>, reprend Olivier Beaumont, <em>elle n’a pas besoin de porte-parole. Elle répond au téléphone, fait en sorte de rappeler directement quand on a besoin d’une info, et ne compte pas ses heures. Alain Vizier</em> [le responsable communication du FN, ndlr], <em>qui était très présent à l’époque de Jean-Marie Le Pen, l’est beaucoup moins aujourd’hui. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Marine Le Pen dit les choses clairement et n’a jamais donné une fausse info. Tout cela fait qu’il y a une sorte de fascination pour elle dans la presse, et que les journalistes ont tendance à valoriser sans mesure tout ce qu’elle dit »</em>, ajoute Gérard Bon.</p>
<div id="attachment_2562" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_4723.jpg"><img class="size-large wp-image-2562  " title="IMG_4723" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_4723-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Marine Le Pen. (photo Quentin Laurent)</p></div>
<p style="text-align: justify;"><em>« Elle a un côté Madame Michu qui marche bien</em>, complète Olivier Beaumont. <em>Elle fait beaucoup moins de langue de bois que les partis traditionnels. »</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ce n&#8217;est pas le genre à te taper dans le dos. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Mais la patronne du Front ne cherche pas la proximité avec les journalistes. <em>« Elle me vouvoie, je la vouvoie, </em>assure Abel Mestre. <em>Ce n’est pas le genre à te taper dans le dos ou à se permettre des familiarités, comme certains à l’UMP ou au PS. Nos rapports sont assez sains. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Une distance qui se double d’une conduite irréprochable. <em>« Avec Marine Le Pen, chaque mot est pesé. Jean-Marie faisait des blagues de paras</em> [parachutiste, ndlr], <em>souvent </em>border line<em>. Elle, en revanche, ne dérape jamais »</em>, souligne Abel Mestre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Contrairement à son père, qui pouvait être agressif, Marine Le Pen ne s’emporte pas,</em> renchérit Olivier Beaumont. <em>Elle peut passer un coup de fil pour me dire que j’ai eu la dent dure dans un article, mais ça ne va pas plus loin. »</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le père se complaisait dans son ostracisme, et n&#8217;en avait rien à faire de se mettre les journalistes à dos. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Derrière ces rapports adoucis avec les journalistes se cache la volonté de Marine Le Pen de sortir le FN de sa mise au ban médiatique.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Le père se complaisait dans son ostracisme, et n’en avait rien à faire de se mettre les journalistes à dos</em>, précise Abel Mestre. <em>La fille, elle, veut s’intégrer dans le système, d’où le changement d’attitude vis-à-vis des médias. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Christophe Forcari abonde dans le même sens (voir l’interview vidéo ci-dessous).</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://transeuropeextremes.com/boite-a-idees/couvrir-le-front-national-des-journalistes-temoignent/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Marine Le Pen ou pas, le Front national reste un parti d’extrême droite. Sa couverture est donc forcément particulière.<em> « Travailler avec le FN, ce n’est pas comme travailler avec les autres partis, </em>confirme Abel Mestre.<em> C’est le seul parti qui a dans son programme des mesures anticonstitutionnelles. » </em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Entre nous et le FN, les relations sont cycliques. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Et malgré l’ouverture du Front à la presse, l’ambiance de travail reste souvent pesante. En particulier pour les localiers, en contact quotidien avec des militants moins soucieux que les cadres d’entretenir des rapports cordiaux. Parmi ces journalistes locaux, Pascal Wallart, chef de la rédaction de la Voix du Nord à Hénin-Beaumont, place forte du parti.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Entre nous et le FN, les relations sont cycliques. Parfois ça se passe très bien, mais de temps en temps, quand on écrit quelque chose qui déplaît, on fait face à un déferlement de haine. Lors des législatives de 2007, ils ont dit de moi que j’étais au journalisme ce que la pornographie est à l’amour. Ces choses-là peuvent être dures à encaisser. »</em></p>
<p style="text-align: center;"><em> </em></p>
<div id="attachment_2563" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><em><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_2138.jpg"><img class="size-large wp-image-2563  " title="IMG_2138" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_2138-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></a></em><p class="wp-caption-text">Un journaliste de Grand Lille TV au siège du FN à Hénin-Beaumont. (photo Quentin Laurent)</p></div>
<p><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">Moins violent mais très handicapant, l’arme du silence. <em>« Si un article énerve vraiment Marine Le Pen, ça peut être le blackout total en termes d’info pendant quelques temps »</em>, précise Abel Mestre.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ils sont hyper procéduriers, comme je n&#8217;ai jamais vu. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le goût du parti pour les droits de réponse et les plaintes en diffamation est une autre épine dans le pied des journalistes.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ils sont hyper procéduriers, comme je n’ai jamais vu. Et ils ont des avocats très doués en droit de la presse, ce qui est un poison. Autant dire qu’il faut peser ses mots »</em>, précise Pascal Wallart.</p>
<p style="text-align: justify;">Les procédures judiciaires sont souvent perdues par le FN. Mais elles restent pénibles et coûteuses pour les organes de presse poursuivis.<em><br />
</em><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Note : Abel Mestre et sa consoeur Caroline Monnot tiennent un blog consacré aux extrêmes droites françaises. A lire <a href="http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/" target="_blank">ici</a>. </strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>« Aux Pays-Bas comme à Almere, le PVV ne fait rien »</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Jun 2011 13:51:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathilde Tournier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Porte-voix]]></category>
		<category><![CDATA[Sur le terrain]]></category>
		<category><![CDATA[Almere]]></category>
		<category><![CDATA[extreme droite]]></category>
		<category><![CDATA[Pays-Bas]]></category>
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		<description><![CDATA[Mardjan Seighali a quitté l’Iran pour les Pays-Bas alors qu’elle n’avait que 17 ans. Son pays d’accueil, elle ne l’a pas choisi. « On m’a accordé un statut de réfugiée politique alors je suis partie », confie-t-elle. Depuis, ce pays d’accueil est devenu son pays de cœur, au point de pousser Mardjan Seighali à s’engager en politique dans le parti travailliste (PvdA). Conseillère municipale de la ville d’Almere entre 2002 et 2010 mais également travailleuse sociale, elle revient sur les raisons du vote en faveur du Parti de la liberté [PVV, extrême droite] aux dernières municipales. Almere est une ville nouvelle, conçue à la fin des années 70. Les conditions même de sa création ont-elles facilité le développement de l’extrême droite ? Tout à fait. Lors de la construction d’Almere, des quartiers ont été créés pour les gens riches, d’autres pour les classes moyennes et pour les classes populaires. Mais en réalité, il n’y a jamais eu de gens très aisés à Almere. Il n’y avait pas de mixité sociale, les populations ne se mélangeaient pas. Sans oublier que les jeunes familles sont venues s’installer à Almere pour s’offrir une maison avec un jardin. A Amsterdam, l’immobilier est hors de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mardjan Seighali a quitté l’Iran pour les Pays-Bas alors qu’elle n’avait que 17 ans. Son pays d’accueil, elle ne l’a pas choisi. « On m’a accordé un statut de réfugiée politique alors je suis partie », confie-t-elle. Depuis, ce pays d’accueil est devenu son pays de cœur, au point de pousser Mardjan Seighali à s’engager en politique dans le parti travailliste (PvdA). Conseillère municipale de la ville d’Almere entre 2002 et 2010 mais également travailleuse sociale, elle revient sur les raisons du vote en faveur du Parti de la liberté [PVV, extrême droite] aux dernières municipales.<span id="more-2669"></span></strong></p>
<div id="attachment_2670" class="wp-caption aligncenter" style="width: 296px"><em><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/07/Mardjan-Seighali.jpg"><img class="size-large wp-image-2670  " title="Mardjan Seighali" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/07/Mardjan-Seighali-682x1024.jpg" alt="" width="286" height="430" /></a></em><p class="wp-caption-text">D&#39;origine iranienne, Mardjan Seighali s&#39;est engagée chez les Travaillistes néerlandais. Photo Mathilde Tournier</p></div>
<p><strong>Almere est une ville nouvelle, conçue à la fin des années 70. Les conditions même de sa création ont-elles facilité le développement de l’extrême droite ? </strong></p>
<p>Tout à fait. Lors de la construction d’Almere, des quartiers ont été créés pour les gens riches, d’autres pour les classes moyennes et pour les classes populaires. Mais en réalité, il n’y a jamais eu de gens très aisés à Almere. Il n’y avait pas de mixité sociale, les populations ne se mélangeaient pas. Sans oublier que les jeunes familles sont venues s’installer à Almere pour s’offrir une maison avec un jardin. A Amsterdam, l’immobilier est hors de prix et on ne peut même plus construire. Ces familles ont peut-être pu s’offrir la maison qu’elles voulaient. Mais comme les autres ont eu la même chose, ils ont l’impression de ne pas avoir évolué et ils en sont frustrés.</p>
<p><strong>Almere a été victime de son succès en quelque sorte ? </strong></p>
<p>Oui, beaucoup de Néerlandais ont déménagé à Almere dans l’espoir de prendre un nouveau départ. Ils pensaient que c’était leur chance ! Ils voulaient un meilleur cadre de vie mais finalement, les problèmes existants à Amsterdam se sont déplacés avec eux. Sans oublier que lorsque les gens accèdent à la propriété, lorsqu’ils possèdent quelque chose, ils sont plus enclins à voter pour les extrêmes car ils ont peur de perdre ce qu’ils ont. Il y a eu un gros changement sur l’échiquier politique : les personnes qui votaient à gauche votent maintenant pour l’extrême droite.</p>
<p><strong>Ce changement radical peut-il s’expliquer par le rejet des partis politiques traditionnels, comme en France ? </strong></p>
<p>Oui, le fossé entre les élites et la population explique le vote en faveur du PVV. Il y a également une coupure entre les personnes qui sont bien intégrées dans la vie politique et sociale et ceux qui ne le sont pas du tout. Et, comme en France, la situation économique est un facteur d’explication. Les Pays-Bas avaient déjà traversé une grave crise dans les années 90, de la même ampleur que la crise actuelle. Les gens se sont considérablement appauvris.</p>
<p><strong>Concrètement, l’entrée du PVV au Conseil municipal d’Almere a-t-elle changé quelque chose ?</strong></p>
<p>Pas du tout. Aux Pays-Bas comme à Almere, le PVV ne fait rien. Ils ne font que parler mais en réalité, ils n’avancent pas de propositions.</p>
<p><strong> Dans ce contexte, le PVV a-t-il des chances de se maintenir aux prochaines élections municipales ?</strong></p>
<p>Je ne crois pas. Les membres du PVV ont été élu sur un programme et quand on fait des promesses aux gens, il faut les respecter. Les électeurs peuvent patienter un, deux ou trois ans mais quand ils verront que rien n’a été fait, ils vont être en colère. Les Pays-Bas, ce ne sont pas les Etats-Unis, où la politique est un show. Ici, les gens veulent de l’action, ils veulent voir des résultats.</p>
<p><strong>Avez-vous senti le climat politique se détériorer ces dernières années à Almere ? </strong></p>
<p>A Almere et dans les Pays-Bas en général. Depuis 2005, Geert Wilders tire l’ensemble de la classe politique vers le populisme. Il n’y a aucune nuance dans son discours. Ici, les gens sont habitués à penser que tout n’est pas tout noir ou tout blanc. Ce discours intransigeant me dérange vraiment.</p>
<p><em>Propos recueillis par Mathilde Tournier et Léa Davy, traduction de Sander Van Bemmel</em></p>
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		<title>Dix années de militantisme à Ras l’front</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Jun 2011 11:06:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Trésor Kibangula</dc:creator>
				<category><![CDATA[Boîte à idées]]></category>
		<category><![CDATA[extreme droite]]></category>
		<category><![CDATA[extreme gauche]]></category>
		<category><![CDATA[fn]]></category>
		<category><![CDATA[ras l'front]]></category>

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		<description><![CDATA[Antoine a milité dix années au sein de Ras l’front. Cet activiste antifrontiste revient sur son engagement face à la caméra de Trésor Kibangula. Le parcours d&#8217;Antoine Sindelar, ancien militant Ras l&#8217;front on Dipity.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Antoine a milité dix années au sein de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ras_l'front">Ras l’front</a>. Cet activiste antifrontiste revient sur son engagement face à la caméra de Trésor Kibangula. </p>
<div class="dipity_embed" style="width:600px"><iframe width="600" height="400" src="http://www.dipity.com/TEEesj/Le-parcours-dAntoine-Sindelar-ancien-militant-Ras-lfront/?mode=embed&#038;z=0#tl" style="border:1px solid #CCC;"></iframe>
<p style="margin:0;font-family:Arial,sans;font-size:13px;text-align:center"><a href="http://www.dipity.com/TEEesj/Le-parcours-dAntoine-Sindelar-ancien-militant-Ras-lfront/">Le parcours d&#8217;Antoine Sindelar, ancien militant Ras l&#8217;front</a> on <a href="http://www.dipity.com/" />Dipity</a>.</p>
</div>
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		<title>Casapound : le nouveau fascisme à l&#8217;italienne</title>
		<link>http://transeuropeextremes.com/sur-le-terrain/casapound-le-nouveau-fascisme-a-litalienne/</link>
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		<pubDate>Sun, 12 Jun 2011 10:46:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Myriam Lemétayer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur le terrain]]></category>
		<category><![CDATA[casapound]]></category>
		<category><![CDATA[extreme droite]]></category>
		<category><![CDATA[italie]]></category>
		<category><![CDATA[néofascisme]]></category>

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		<description><![CDATA[2 800 adhérents, mais des « dizaines de milliers de sympathisants ». Grâce à une communication efficace, en particulier sur le web, les néofascistes italiens de Casapound sont devenus une référence pour de nombreux mouvements d’extrême droite en Europe. Le siège de Casapound est situé dans l’Esquilin, un quartier de Rome où vivent de nombreux migrants asiatiques. Au rez-de-chaussée de l’édifice, des boutiques de colifichets made in China. (photo Myriam Lemétayer) En 2003, des militants d&#8217;extrême droite occupent un bâtiment administratif abandonné du centre de Rome. Ils ouvrent un « centre social de droite » sur le modèle des maisons de gauche, qui fleurissent dans la capitale. L&#8217;immeuble de six étages deviendra le siège de Casapound Italia (CPI). L&#8217;association, officiellement créée en 2008, est présidée par Gianluca Iannone, leader du groupe de rock identitaire Zetazeroalfa. En quelques années, des militants de groupuscules ou partis d&#8217;inspiration fasciste se sont regroupés autour du chanteur, séduits par ses appels au non-conformisme. « Ils adhèrent à un fascisme dépolitisé, sans idéologie. » « Fascinés par tout ce qui est en marge de l&#8217;univers des bien-pensants, ils adhèrent à un fascisme dépolitisé, sans idéologie », explique le politologue Alessandro Campi. Dans le hall d&#8217;entrée de Casapound, les noms des auteurs qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>2 800 adhérents, mais des <em>« dizaines de milliers de sympathisants »</em>. Grâce à une communication efficace, en particulier sur le web, les néofascistes italiens de Casapound sont devenus une référence pour de nombreux mouvements d’extrême droite en Europe. <span id="more-2507"></span></strong></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_2508" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/CP-siège.jpg"><img class="size-large wp-image-2508  " title="CP siège" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/CP-siège-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Le siège de Casapound est situé dans l’Esquilin, un quartier de Rome où vivent de nombreux migrants asiatiques. Au rez-de-chaussée de l’édifice, des boutiques de colifichets made in China. (photo Myriam Lemétayer)</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">En 2003, des militants d&#8217;extrême droite occupent un bâtiment administratif abandonné du centre de Rome. Ils ouvrent un <em>« centre social de droite »</em> sur le modèle des maisons de gauche, qui fleurissent dans la capitale. L&#8217;immeuble de six étages deviendra le siège de Casapound Italia (CPI).</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;association, officiellement créée en 2008, est présidée par Gianluca Iannone, leader du groupe de rock identitaire <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Zetazeroalfa">Zetazeroalfa</a>. En quelques années, des militants de groupuscules ou partis d&#8217;inspiration fasciste se sont regroupés autour du chanteur, séduits par ses appels au non-conformisme.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ils adhèrent à un fascisme dépolitisé, sans idéologie. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Fascinés par tout ce qui est en marge de l&#8217;univers des bien-pensants, ils adhèrent à un fascisme dépolitisé, sans idéologie »</em>, explique le politologue Alessandro Campi.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le hall d&#8217;entrée de Casapound, les noms des auteurs qui influencent le mouvement. Un fourre-tout, des pères du fascisme italien à Saint-Éxupéry, de Nietzsche à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ezra_Pound">Ezra Pound</a>. Le poète américain, qui a soutenu l&#8217;expérience mussolinienne, a d&#8217;ailleurs donné son nom à l&#8217;association.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Casapound reprend le langage et les symboles de la culture d&#8217;extrême gauche pour dérouter les gens. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Casapound revendique son éclectisme, organisant pèle-mêle des conférences sur l&#8217;héritage de Che Guevara ou <a href="http://fr.novopress.info/15495/le-rouge-et-les-noirs-un-ancien-responsable-des-brigades-rouges-vient-debattre-a-casapound/">invitant Valerio Morucci</a>, ancien terroriste des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Brigades_rouges">Brigades rouges</a> et ennemi juré des fascistes italiens jusque dans les années 1970.<em> « Casapound reprend le langage et les symboles de la culture d&#8217;extrême gauche pour dérouter les gens »</em>, constate Marco, libraire anarchiste.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette récupération ne se fait pas sans heurts. Casapound voulait rendre hommage à l&#8217;indépendantiste irlandais <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bobby_Sands">Bobby Sands</a> à l’occasion du vingtième anniversaire de sa mort. En réaction, dans un <a href="http://www.bobbysandstrust.com/archives/1935">communiqué</a> publié fin décembre, la société chargée de préserver la mémoire de l’activiste a demandé aux néofascistes d’arrêter d’exploiter le combat des <em>« patriotes irlandais ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_2509" class="wp-caption aligncenter" style="width: 419px;">
<dt class="wp-caption-dt"><strong><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/CP-Davide.jpg"><img class="size-large wp-image-2509 " title="CP Davide" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/CP-Davide-682x1024.jpg" alt="" width="409" height="614" /></a></strong></dt>
<dd class="wp-caption-dd">En signe de dévouement, des militants (ici, Davide di Stefano,  leader du syndicat étudiant) se font tatouer le symbole de Casapound sur  le bras. (photo M.L.)</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Auto-mythification</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Casapound veut fasciner. En 2010, l&#8217;avocat de l&#8217;organisation, Domenico di Tullio (voir son <a href="http://zentropa.splinder.com/post/23447675/nessun-dolore-aucune-douleur-entrevue-de-domenico-di-tulio-de-casapound">interview</a> sur le blog d&#8217;extrême droite Zentropa), publie « Nessun dolore », un roman sur l&#8217;engagement de deux militants au sein de CPI. Avec ce livre, le mouvement alimente son propre mythe et réécrit son histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est également l&#8217;objectif d&#8217;un clip de propagande publié en avril dernier. Au son de l&#8217;obsédante musique du film <em>Requiem for a dream</em>, la vidéo montre Casapound sous son jour le plus désirable.</p>
<p style="text-align: justify;"><p><a href="http://transeuropeextremes.com/sur-le-terrain/casapound-le-nouveau-fascisme-a-litalienne/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p style="text-align: justify;">D’abord axée sur les actions emblématiques du mouvement (pendaison de mannequins à Rome pour dénoncer le coût de la vie, aide aux sinistrés du <a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/04/06/plusieurs-morts-dans-un-tremblement-de-terre-dans-les-abruzzes_1176997_3214.html">tremblement de terre des Abruzzes</a>&#8230;), la vidéo glisse vers des scènes violentes. À la fin du film, des personnes s&#8217;affrontent à coups de ceintures. C’est la<em> cinghiamattanza</em>, un <em>« jeu »</em> viril, célébré par une <a href="http://www.youtube.com/watch?v=CYwlptDYJGk">chanson de Zetazeroalfa</a>.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Des dizaines de milliers de sympathisants. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Avec cette vidéo, Casapound s&#8217;efforce de susciter toujours plus de sympathie chez les jeunes de 14 à 20 ans, le gros des troupes de l&#8217;organisation. Aujourd’hui, CPI recense 2 800 adhérents, dont près de 35 % de femmes.<em> « Et des dizaines de milliers de sympathisants »</em>, insiste Sébastien, responsable des relations extérieures.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ambition internationale</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La méthode Casapound fait des émules à l’étranger. De plus en plus de mouvements nationalistes se revendiquent des néofascistes italiens, comme le groupuscule français d’extrême droite MAS (<a href="http://www.mas-org.com/">Mouvement d’action sociale</a>), ou Opstaan, dans la métropole lilloise. Le leader d&#8217;Opstaan, Édouard Maillet (voir son <a href="../photomaton/flamand-brun/">portrait</a> sur TEE), n&#8217;hésite d&#8217;ailleurs pas à décrire Casapound comme « <em>le cœur de l’altermondialisme de droite, la référence que tout le monde essaie plus ou moins de copier »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_2511" class="wp-caption aligncenter" style="width: 624px;">
<dt class="wp-caption-dt"><strong><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/CP-dortoir-étrangers.jpg"><img class="size-large wp-image-2511 " title="CP dortoir étrangers" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/CP-dortoir-étrangers-1024x682.jpg" alt="" width="614" height="409" /></a></strong></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Des dortoirs ont été installés au siège de Casapound pour accueillir les  militants nationalistes étrangers. Ils viennent d’Europe, mais aussi de  Birmanie ou du Kenya. (photo M.L.)</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;association a des dortoirs pour accueillir des militants étrangers. Au moment de chiffrer les visites, Sébastien reste évasif : <em>« Au moins une centaine. Ils sont de plus en plus nombreux en tout cas. » </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le cadre de Casapound est à la tête de <a href="http://zentropa.splinder.com/">Zentropa</a>, un site de référence dans les milieux nationalistes et fascistes. Sans surprise, les communiqués de CPI &#8211; rédigés en italien, anglais et français- sont relayés par Zentropa. En France, ils sont largement repris par <a href="http://fr.novopress.info/">Novopress</a>, le site d’informations du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bloc_identitaire">Bloc identitaire</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Décidément omniprésent, Sébastien préside aussi l&#8217;association <a href="https://www.facebook.com/pages/Solidarit%8E-Identit%8Es/156696731059236?sk=info">Solidarité-Identités</a>, une émanation de Casapound basée à Paris. L&#8217;association prétend entre autres défendre la <em>« minorité serbe »</em> du Kosovo, qu&#8217;elle dit <em>« réduite à la réclusion dans des enclaves miséreuses et isolées par l’Etat islamo-maffieux albanais »</em>. <em><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<div class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_2513" class="wp-caption aligncenter" style="width: 543px;">
<dt class="wp-caption-dt"><strong><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/CP-Sébastien-2.jpg"><img class="size-large wp-image-2513  " title="CP Sébastien 2" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/CP-Sébastien-2-987x1024.jpg" alt="" width="533" height="553" /></a></strong></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Sébastien, responsable des relations extérieures de Casapound. (photo M.L.)</dd>
</dl>
</div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Plus on travaille, moins on correspond aux préjugés que les gens ont de nous. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Les militants de Casapound se voient comme des avant-gardistes. Et, comme tous les précurseurs, ils seraient incompris, voire persécutés. Surtout par les antifascistes. Que ce soit à <a href="http://roma.repubblica.it/cronaca/2011/04/28/news/aggrediti_dai_militanti_di_casapound_tensioni_e_tafferugli_durante_il_corteo-15473107/index.html?ref=search">Rome</a> ou à <a href="http://napoli.repubblica.it/cronaca/2011/05/01/news/polizia_in_allerta_dopo_la_bomba_all_infopoint_pdl-15592238/index.html?ref=search">Naples</a>, la chronique des violences entre membres de CPI et militants d&#8217;extrême gauche s&#8217;allonge sans cesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Des événements qui sapent la communication du mouvement. Souriante et à l&#8217;aise avec la langue de bois, Maria, épouse de Gianluca Iannone, le répète pourtant à l&#8217;envi : <em>« Plus on travaille, moins on correspond aux préjugés que les gens ont de nous. » </em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais rien n&#8217;y fait, les néofascistes ne parviennent pas à passer pour des révolutionnaires respectables. Les Italiens disent à leur sujet : <em>« On ne parle d&#8217;eux que quand il y a des problèmes. »</em> On en parle donc de plus en plus souvent.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour en savoir plus :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Sur Casapound : voir le <a href="http://www.alessandrocosmelli.com/projects_01.php">travail impressionnant</a> du photographe Alessandro Cosmelli (publié dans le livre-reportage <em>Oltrenero</em>, d’Alessandro Cosmelli et Marco Mathieu, éditions Contrasto)</p>
<p style="text-align: justify;">Reportage d&#8217;Arte : à voir <a href="http://videos.arte.tv/fr/videos/italie_casa_pound_une_maison_occupee_par_l_extreme_droite-3127962.html" target="_blank">ici</a></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>En Grèce, l&#8217;action directe face à la justice</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Jun 2011 12:41:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liza Fabbian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur le terrain]]></category>
		<category><![CDATA[anarchistes]]></category>
		<category><![CDATA[extreme gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[lutte armée]]></category>

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		<description><![CDATA[En Grèce, de nombreux groupuscules d&#8217;extrême gauche, pour beaucoup anarchistes, ont choisi la lutte armée contre l&#8217;Etat. Lorsqu&#8217;ils sont arrêtés, leurs membres font face à la justice en tant que terroristes. Autour d&#8217;eux, la solidarité s&#8217;organise. Reportage à Athènes.  La salle 201B du tribunal d&#8217;Athènes est comble. Les militants anarchistes en noir ont investi les lieux pour soutenir en silence la seconde comparution de leur « camarade ». Simos Seisidis est soupçonné d&#8217;appartenir à l&#8217;organisation criminelle Les voleurs en noir, et d&#8217;avoir participé au braquage de plusieurs banques. Le jeune homme monte à la barre en claudiquant sur ses béquilles : il a perdu son pied gauche, arraché par un tir de la police lors de son interpellation en mai 2010. Dans le box des accusés, plusieurs policiers cagoulés de la cellule anti-terroriste grecque (EKAM) entourent Seisidis. Un lourd dispositif de sécurité pour un prévenu considéré comme un terroriste menaçant la sécurité de l&#8217;Etat. Aux yeux des anarchistes pourtant, Simos est un prisonnier politique, une victime idéologique de la répression étatique. « Je n&#8217;attends rien de vous, qui servez cette justice ploutocratique. » Visage fermé, Simos Seisidis n&#8217;aura que quelques mots pour ses juges. « Voici le destin de ceux qui sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>En Grèce, de nombreux groupuscules d&#8217;extrême gauche, pour beaucoup anarchistes, ont choisi la lutte armée contre l&#8217;Etat. Lorsqu&#8217;ils sont arrêtés, leurs membres font face à la justice en tant que terroristes. Autour d&#8217;eux, la solidarité s&#8217;organise. Reportage à Athènes. <span id="more-2346"></span></strong></p>
<div id="attachment_2476" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_4151.jpg"><img class="size-large wp-image-2476" title="IMG_4151" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_4151-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Dans les locaux de la radio pirate 98FM, une banderole réclame la liberté pour l&#39;anarchiste Giannis Dimitrakis, accusé du braquage d&#39;une banque. (photo Liza Fabbian)</p></div>
<p>La salle 201B du tribunal d&#8217;Athènes est comble. Les militants anarchistes en noir ont investi les lieux pour soutenir en silence la seconde comparution de leur <em>« camarade »</em>. Simos Seisidis est soupçonné d&#8217;appartenir à l&#8217;organisation criminelle Les voleurs en noir, et d&#8217;avoir participé au braquage  de plusieurs banques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jeune homme monte à la barre en claudiquant sur ses béquilles : il a perdu son pied gauche, arraché par un tir de la police lors de son interpellation en mai 2010. Dans le box des accusés, plusieurs policiers cagoulés de la cellule anti-terroriste grecque (EKAM) entourent Seisidis.</p>
<p style="text-align: justify;">Un lourd dispositif de sécurité pour un prévenu considéré comme un terroriste menaçant la sécurité de l&#8217;Etat. Aux yeux des anarchistes pourtant, Simos est un prisonnier politique, une victime idéologique de la répression étatique.</p>
<div id="attachment_2481" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_3995.jpg"><img class="size-large wp-image-2481  " title="IMG_3995" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_3995-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Autocollants anarchistes à l&#39;Ecole Polytechnique. A gauche, le portrait de Lambros Fountas, célèbre membre du groupe Lutte révolutionnaire. Tué par la police il y a un an, il est devenu le symbole de la lutte armée contre l&#39;Etat. (photo L.F.)</p></div>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je n&#8217;attends rien de vous, qui servez cette justice ploutocratique. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Visage fermé, Simos Seisidis n&#8217;aura que quelques mots pour ses juges.<em> « Voici le destin de ceux qui sont contre l&#8217;Etat et la démocratie bourgeoise. Je n&#8217;attends rien de vous, qui servez cette justice ploutocratique. » </em>Applaudissements de l&#8217;assemblée.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque procès d&#8217;anarchiste est perçu comme  un bras de fer symbolique avec l&#8217;État et la justice. Ils sont aussi l&#8217;occasion pour les militants de prouver que la solidarité est leur maître mot. La <a href="http://anarchistnews.org/?q=node/14296" target="_blank">rhétorique</a> des textes publiés sur les <a href="http://actforfreedomnow.blogspot.com/" target="_blank">nombreux blogs</a> qui relaient les informations sur les prisonniers est sans équivoque<a href="http://anarchistnews.org/?q=node/14296"></a>.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« La solidarité est notre arme. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous ne permettrons pas l&#8217;annihilation de Simos Seisidis. Non pas parce qu&#8217;il est innocent. Non pas parce qu&#8217;il a été brutalement puni par une machine répressive. Mais parce qu&#8217;il est un combattant. Nous demandons sa libération immédiate. Non pas par “</em>sensibilité démocratique”<em>, ni par humanisme. Mais parce qu&#8217;il est un camarade. […] parce que nous sommes anarchistes, et que la solidarité est notre arme</em>. »</p>
<div id="attachment_2477" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_4100.jpg"><img class="size-large wp-image-2477  " title="IMG_4100" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_4100-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></a><p class="wp-caption-text">Dans le parc autogéré d&#39;Exarchia, une banderole appelle les militants à venir soutenir Simos Seisidis lors de son procès. (photo L.F.)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Manolis, grand costeau de 61 ans, très impliqué dans la vie militante du quartier d&#8217;Exarchia (<a href="http://transeuropeextremes.com/sur-le-terrain/exarchia-la-mecque-des-anarchistes/" target="_blank">quartier anarchiste d&#8217;Athènes</a>),  a été de bien des combats sociaux à travers l&#8217;Europe. Il dit avoir lui même pratiqué l&#8217;action directe <em>« jusqu&#8217;à un certain point »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&#8217;hui, il chapeaute l&#8217;assemblée de solidarité aux <em>« prisonniers politiques »</em> qui se réunit chaque lundi au sein de l&#8217;Université polytechnique d&#8217;Athènes. Au programme, des discussions sur les affaires en cours et la lecture des lettres des prisonniers.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Il y a un an, il y avait 15 camarades emprisonnés. Aujourd&#8217;hui, nous venons en aide à cinquante personnes. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Nous avons créé une caisse d&#8217;aide économique pour soutenir nos camarades emprisonnés en septembre 2010. Nous recevons des dons, et nous organisons des soirées de soutien pour récolter des fonds. Ainsi, nous pouvons donner entre 200 et 250 euros par mois à chaque prisonniers.</em> » explique Manolis.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque mois, il faut réunir près de 6 600 euros. <em>« Il y a un an, il y avait quinze camarades emprisonnés. Aujourd&#8217;hui, nous venons en aide à près de cinquante personnes »</em>, affirme-t-il. Selon lui,  la situation s&#8217;explique par une augmentation des actions violentes, mais aussi par un souci sécuritaire accru dans la société civile.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>« Je soutiens toutes les actions menées contre l&#8217;Etat, quelle que soit leur forme. »</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;assemblée de solidarité existe depuis le procès de trois membres du groupe Lutte révolutionnaire, en mai 2010<em>. </em>Ce groupuscule extrémiste est connu pour avoir attaqué au lance-roquette l&#8217;ambassade des Etats-Unis à Athènes.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les inculpés de l&#8217;époque, Costas Gournas, le beau-fils de Manolis, toujours en prison. Dans leurs <a href="http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3809" target="_blank">déclarations</a>, les membres de Lutte révolutionnaire insistent sur leur «<em> objectif politique » </em><em> </em>et leur volonté<em> « de ne pas faire de victimes civiles »</em>. Manolis, lui, soutient « <em>toutes les actions menées contre l&#8217;Etat, quelle que soit leur forme. » </em></p>
<p style="text-align: center;"><em> </em></p>
<div id="attachment_2479" class="wp-caption aligncenter" style="width: 563px"><em><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_4234.jpg"><img class="size-large wp-image-2479  " title="IMG_4234" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/IMG_4234-1024x682.jpg" alt="" width="553" height="368" /></a></em><p class="wp-caption-text">Banque Marfin. Un an après l&#39;incendie, les slogans anarchistes côtoient une pancarte funéraire de fortune en hommage aux trois victimes. (photo L.F.)</p></div>
<p style="text-align: justify;">À l&#8217;issue du procès, Simos Seisidis est finalement acquitté dans cette affaire, faute de preuves. Le même jour, trois autres militants devaient comparaître pour l&#8217;homicide involontaire de trois employés de la banque Marfin, incendiée au cours d&#8217;une manifestation en mai 2010.  « <em>Des boucs émissaires », </em>pour Manolis, qui avait mobilisé une partie de ses troupes pour les soutenir.</p>
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		<title>Pays-Bas : l&#8217;extrême droite à l&#8217;assaut d&#8217;une ville cosmopolite</title>
		<link>http://transeuropeextremes.com/sur-le-terrain/pays-bas-lextreme-droite-a-lassaut-dune-ville-cosmopolite/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Jun 2011 07:28:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathilde Tournier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur le terrain]]></category>
		<category><![CDATA[cosmopolitisme]]></category>
		<category><![CDATA[extreme droite]]></category>
		<category><![CDATA[Pays-Bas]]></category>

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		<description><![CDATA[Mathilde Tournier et Léa Davy sont parties sur les traces de l&#8217;extrême droite aux Pays-Bas. Voici leur reportage en bande dessinée.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mathilde Tournier et Léa Davy sont parties sur les traces de l&#8217;extrême droite aux Pays-Bas. Voici leur reportage en bande dessinée. </strong><span id="more-2449"></span></p>
<p><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/BD-titre.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2450" title="BD titre" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/BD-titre-1024x261.jpg" alt="" width="1024" height="261" /></a></p>
<p><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/BD-p.-1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2451" title="BD p. 1" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/BD-p.-1-909x1024.jpg" alt="" width="909" height="1024" /></a><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/BD-p.-2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2452" title="BD p. 2" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/BD-p.-2-909x1024.jpg" alt="" width="909" height="1024" /></a><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/BD-p.3.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2454" title="BD p.3" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/BD-p.3-909x1024.jpg" alt="" width="909" height="1024" /></a><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/BD-p.4.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2453" title="BD p.4" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/BD-p.4-909x1024.jpg" alt="" width="909" height="1024" /></a><a href="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/BD-p.5.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-2455" title="BD p.5" src="http://transeuropeextremes.com/wp-content/uploads/2011/06/BD-p.5-882x1024.jpg" alt="" width="882" height="1024" /></a></p>
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