Procès, activistes condamnés, groupes interdits. À neuf mois de la campagne électorale pour les législatives, le pouvoir russe tente de faire taire les mouvements ultra-nationalistes.
Réclusion criminelle à perpétuité et 18 ans de colonie pénitentiaire. Ce sont les peines infligées à Nikita Tikhonov et à sa compagne Evguenia Khassis pour l’assassinat, le 19 janvier 2009, dans une rue du centre de Moscou, de l’avocat Stanislav Markelov et de la journaliste de Novaïa Gazeta Anastasia Babourova. Le tribunal de Moscou a établi, le 6 mai 2011, que les deux jeunes gens, membres de l’organisation ultra-nationaliste Le Modèle russe, avaient tué l’avocat Markelov « par antipathie personnelle et en opposition aux valeurs antifascistes promues par ce dernier ». La journaliste qui l’accompagnait a été abattue en tant que « témoin gênant ».
Depuis quelques mois, le pouvoir russe essaye de faire le ménage à l’extrême droite. Le 19 avril 2011, le tribunal de Moscou a reconnu le caractère extrémiste du Mouvement contre l’immigration illégale (DPNI), et l’a interdit. L’organisation menait ses activités depuis dix ans jusqu’à sa participation aux événements de la Place du manège, à Moscou, en décembre 2010. Ce jour-là, une manifestation à la mémoire d’un supporter de football tué dans une rixe avec des jeunes d’origine caucasienne, avait dégénéré en affrontements. Il y a un an, c’était le groupuscule skinhead Union slave qui était dissout par la justice.
Divers mouvements d’extrême-droite, dont certains interdits, ont récemment annoncé la création d’une « structure-parapluie unifiée ». Alors que le lancement de la campagne électorale pour les législatives de décembre 2011 est imminent, cette « union ethnopolitique », baptisée simplement Les Russes, se fixe pour objectif la proclamation d’un Etat mono-national.
Source : Courrier International




1 comment
Anya says:
nov 15, 2011
très bien , on a pas besoin des extremistes dans notre pays ( j’espère que mon français n’est pas trop mauvais )